Très belle nuit dans notre bivouac de montagne. Nous avons eu frais et c’était calme. Mis à part la visite d’un chien errant pendant la nuit… Les enfants n’ont rien entendu mais Florian et moi nous sommes réveillés… Il a aboyé près de notre tente un moment et a tourné autour puis ensuite, plus rien…
Nous nous ne levons pas trop tard (6h45), il faut réveiller tout le monde ce matin. Dehors, c’est trempé de partout par la rosée. La tente est trempée aussi. Je pose le tapis pour le petit dej. Pas de vermicelle ce matin, la flemme et il faut économiser l’eau. Ce sera tartines pour tout le monde.
Florian plie la tente mouillée.
Vers 8h nous sommes prêts à partir. Grosse descente très raide depuis notre spot très en hauteur. Ernest descend en poussant son vélo. Mais c’est de courte durée car après c’est parti pour la montée… Nous faisons la course avec le soleil pour rester un maximum de temps à l’ombre. La vallée est assez encaissée dans la forêt donc le soleil va sûrement mettre un bon moment avant de percer. Comme hier, la route nous appartient. Ça monte mais pas trop raide. Ernest s’en sort bien. Le parcours est vraiment magnifique et hyper agréable. Très nature et très calme. Il y a quelques maisons par ci par là mais nous ne croisons personne. La fin de la montée est un peu dure pour Ernest mais il arrive en haut vaillamment. Ce n’est que le début… Car la suite de l’étape promet de ne pas être simple.
Nous entamons la descente, toujours dans ce panorama de rêve. On n’a pas du tout envie de quitter cette vallée. Mais après 2h de vélo nous rejoignons un village et passons de l’autre côté de la grande route. Nous continuons sur une route de campagne mais ce n’est plus la même vallée. La route est plus dégagée, et donc plus exposée au soleil. Nous avons vite chaud. Pour l’instant, plutôt de la descente donc ça va. On pédale quelques 15 km encore et nous nous arrêtons dans un champs à l’ombre pour déjeuner. Nous sommes toujours au milieu de nulle part et c’est très chouette. Nous sommes un peu pauvres pour le pique nique. On fait avec les moyens du bord. Florian en profite pour ressortir la tente et la faire sécher car elle était vraiment trempée ce matin. Nous repartons, confiants mais conscients qu’il reste encore pas mal de dénivelé pour cet après midi. Seulement 18 km mais potentiellement ardus.
Finalement ce sera pire que ce que nous avions prévu ! Nous bifurquons sur une route secondaire, qui peu à peu se transforme en chemin (vous commencez à connaître la rengaine non ? ;-)).
Rien de bien méchant, chemin de gravier sauf que… ça se met à grimper sévère (ce qui était prévu mais nous pensions être sur la même route bitumée que ce matin…) et pas à l’ombre. Il fait assez chaud. On finit par pousser (ça faisait longtemps) le vélo de Florian + carriole, puis le mien… en plein soleil. Nous remontons sur les vélos, et ça continue de grimper. Moins raide. Ça passe sans descendre des vélos mais on peine !!! Bon et ça c’était censé être une petite côte par rapport à ce qui nous attend. Ensuite ça descend bien sûr, encore plus raide que ça ne montait et toujours dans un chemin de gravier et grosses pierres donc technique aussi pour ne pas perdre l’équilibre… Après ce gros passage qui nous prend presque 3/4 d’heure, nous retrouvons la route de campagne en descente douce. Et enfin pour les 8 derniers km, la grosse départementale que nous avions laissée 48h plus tôt. Ça fait très bizarre de retrouver de la circulation et de la civilisation après 48h isolés dans la montagne. C’était vraiment un superbe parcours.
La reprise de la route se fait par une montée à plus de 7%, ça a beau être de la belle route bien bitumée, c’est dur ! Fin de journée, on en a déjà plein les pattes, et le tronçon à 7% n’est pas court… Nous n’en voyons pas le bout ! Et ce n’est pas fini. Après une belle descente, une dernière côte avant d’arriver enfin ! Nous avons beaucoup transpiré cet après midi. Nous nous arrêtons dans une « pensiune » repérée la veille. Pas de camping dans le coin et pas vraiment propice au bivouac comme ça l’était la veille… Et nous avons besoin de nous arrêter ! Nous choisissons donc le « confort », encore une fois, une chambre avec 3 lits simples… Nous nous en arrangerons pour la nuit. La pensiune est pas mal avec une belle terrasse et un grand jardin où les enfants dépensent activement toute l’énergie qu’il leur reste encore.
Ils jouent jusqu’à être trempés de sueur… Douche et moment de calme avant de faire l’étude pour Abel et Ernest. Puis c’est déjà l’heure du dîner. Nous profitons de notre pensiune pour manger au resto, pas trop le choix de toute façon car on ne va pas faire la popote dans la chambre…
L’occasion de manger un peu local mais surtout copieusement ! Pour l’instant ce qu’on retrouve pour la deuxième fois est le dessert, très bon, à base de beignets, yaourt et myrtilles.
Les enfants vont se coucher dans la foulée car demain une nouvelle étape assez physique nous attend.
Bonne nuit.