Ça dort bien dans notre chambre pour 3… 2 lits simples collés avec des duvets entre les deux pour « collemater » avec Abel, Ernest, Virgile et moi. Un lit simple pour Florian. Je me réveille avant tout le monde pour commencer à ranger. On a une longue journée aujourd’hui. Florian se lève peu de temps après, puis les gars. La dame de la pensiune ne fait pas de petit dej. Du coup, je sors popote & cie ainsi que confitures et autres pâtes à tartiner sur une des tables du resto… Il fait plus frais dehors que dans la chambre. Ce matin, je prépare les traditionnels vermicelles… ils ne s’en lassent pas (pour l’instant) !

Florian va chercher les vélos. On re-attèle toutes les sacoches et vers 8h20 nous sonnons le départ. Nous avons une belle côte de 500 m de dénivelé pour commencer d’entrée de jeux et l’idéal serait de faire cette partie à la fraîche car après 11h ça chauffe sérieusement. 

Nous partons devant avec Abel. Nous n’avons même pas le temps d’amorcer la montée qu’il se rend compte que sa roue avant est crevée… Florian arrive. Réparation en bord de route. On repart, il est 9h passé. Ça monte assez tranquillement (quelques passages plus raides) et longuement (15 km) sur la route principale mais la fréquentation a grandement baissée

depuis que nous ne sommes plus dans l’intérieur du pays et nous sommes quasiment tout seul. Ce qui est toujours plus agréable quand on est dans l’effort. Le parcours est globalement à l’ombre, en forêt. Abel en a un peu marre sur la fin mais on arrive en haut. On s’arrête à l’ombre. Nous avons avec 9 minutes d’avance sur Florian. Pas mal ! 10h30, petite pause récupération et collation (des délices grecs gardés précieusement… des cacahuètes enrobées de sésames ! Parfait pour les coups de mou). Après ça, nous amorçons la descente. En Roumanie, il y a encore des « bornes » comme dans le temps… Tous les kms il y a une borne qui annonce les kms pour la grande ville (actuellement Oradea pour nous à plus de 110 km) et les kms pour le prochain village. Dans la montée, on attendait péniblement la prochaine borne qui nous signifiait 1 km de passé. Dans la descente, les bornes défilent, toutes les 2-3 minutes ! Youhouuu. Il est à peine 11h45 quand nous entrons dans la ville de Stei, et nous avons fait plus de 20 km depuis le haut de la montagne !! En 1h en gros… Pour nous, c’est rapide. Je m’arrête en premier pour faire des courses de frais pour le midi (fêta, tomate, etc…) et je rejoins la troupe qui s’est assise en terrasse d’un café. Et nous dégustons un café digne de ce nom ! Et un jus frais pour les enfants… ça change. Ensuite on se met en quête d’un parc sympa pour pique niquer mais on ne trouve rien… Ce sera vraiment avec les moyens du bord aujourd’hui… sur des escaliers, à l’ombre d’arbres pas très charmants mais tout le confort nécessaire (siège : les marches, et ombre : les arbres).

Et nous avons un bon pique nique avec tomates et fêta fraîche. 

En traversant la ville pour repartir nous croisons un couple de cyclistes, des français (évidemment …), qui viennent du Japon en vélo. Nous continuons notre route car il nous reste encore une trentaine de kms et, l’après midi, il fait chaud. Heureusement, le reste de l’étape n’est pas comme la veille et c’est plutôt plat descendant tout du long. Nous sommes sur une petite route de campagne. Pas du tout dans la montagne et la forêt comme les jours précédents. Là, ça serpente (vraiment) à travers les villages agricoles. Les montagnes sont au loin. Mais c’est super sympa aussi. 

Les kilomètres défilent vite. Et nous sommes plutôt tranquilles sur cet itinéraire. Nous arrivons à Beius dans l’après midi. Nous pourrions nous arrêter pour le goûter mais 8 km nous séparent encore du camping et les enfants ont envie d’arriver. Nous continuons donc. C’est un peu plus vallonné vers la fin. Abel et moi en avons un peu marre… Plus de 65 km ça fait long. Mais, enfin, nous arrivons au camping ! L’endroit est très sympa. Une grande grande étendue d’herbe à l’ombre et bien plate, des tables de pique nique a l’abris et une cuisine couverte, et même une petite piscine (hors sol), et quelques jeux pour les enfants. Bref, le paradis pour nous. Premier camping à proprement parler en Roumanie. C’est calme et nous sommes quasiment tout seul (vive le mois de juillet en Roumanie. On est loin du sur-tourisme ici!)…

Je pars à la supérette à pied pour acheter les bières du soir (en plus y a match…) et des glaces ! Je me dépêche de rentrer car avec la chaleur les glaces ne vont pas faire long feu… Florian et les enfants me rejoignent en chemin. 

Ce soir, tout le monde a le droit de jouer tard car demain nous restons ici. Nous avons un anniv à fêter ;-) 

Abel et Ernest se baignent dans la petite piscine (nous aussi pour nous rafraîchir), Virgile fait 200 tours de toboggan. 

Douches, puis nous dînons. Plusieurs roumains, a priori habitants du village, préparent un barbecue géant dans le camping ! Florian en a l’eau à la bouche mais pour nous ce sera pâtes et haricots à la sauce tomate (c’est très bon aussi, je vous assure !) et nous avons même du parmesan! 

Je raconte l’histoire du soir dans l’herbe pour ne pas avoir trop chaud dans la tente. Puis dodo. Demain c’est grasse mat s’il vous plaiiiiiit (on y croit)!

Bon match. Moi je vais aller me coucher !