Ce matin, réveil très tranquille : nous prenons le 1er ferry pour l’île de Kefalonia à 10h et notre camping est, pour ainsi dire, sur le port ! Pas de stress… On replie tranquille. Je fais un saut au supermarché de l’autre côté de la rue avec Abel. J’anticipe le pique nique et surtout le dîner et le petit dej car nous allons très certainement bivouaquer ce soir. 

À 9h15 on prend la direction du port. Ernest est tout content de pouvoir pédaler jusqu’au bateau. Il y a la queue au guichet pour acheter les billets… C’est le 2ème jour où la fréquence a augmenté ! Avant le 14 mai, c’était un seul bateau par jour à midi et demi. Maintenant ce sont deux bateaux un à 10h et l’autre à 16h. Mais certains touristes sont consternés car le bateau du soir rentre à Nidry et non pas à Vasiliki du coup ils ne peuvent pas faire l’aller retour sur la journée… 

Nous prenons nos billets en même temps que deux autres français à vélo aussi ! Les cyclo voyageurs sont rares. Et quand on en rencontre ce sont presque toujours des français. Très sympas. Nous discutons un peu itinéraires et orga. 

Le bateau part avec un peu de retard. C’est très venteux aujourd’hui. Il y a même de la houle… Florian a presque le mal de mer ! Et il ne fait pas chaud pendant la traversée d’un peu plus d’une heure. L’arrivée sur le port de Fiskardo est sympa, ce n’est pas plus grand que Vasiliki. 

Il est déjà 11h30 et nous tardons à décoller… ce genre de moment : « pipi x3 » (alors qu’il y avait des toilettes sur le bateau…), « j’ai soif », « j’ai faim », « j’ai du sable dans mes chaussures » qui nous fait perdre facilement une demi heure … Mais nous sommes finalement en route pour monter dans les hauteurs de l’île. Une belle et douce ascension sur 11 km. On sent à peine passer le dénivelé. Pause pique nique avant d’arriver tout en haut puisque que comme je l’ai dit nous avons décollé vers midi. Nous trouvons un endroit calme avec une belle vue sur la mer.

Puis nous reprenons notre route. On ne sait pas trop où on dort ce soir (que deux camping sur toute l’île… sachant que nous avons prévu 3 étapes) donc on ne sait pas si on est « bien » en terme de timing ou pas… On avance et on verra bien. La route est très agréable, en montagne, traversant régulièrement de tout tout petits villages. Puis après l’ascension, une route à flan de montagne plutôt pas mal plat et avec des vues époustouflantes sur la mer en contrebas et sur la côte qui se découpe au loin. Par moment c’est même vertigineux car la route est vraiment en bord de falaise. Heureusement personne n’a le vertige … Nous surplombons Assos, petit village accroché à un rocher. Puis les criques et plages en bas des falaises s’enchaînent. On avance pas vite, alors qu’on pourrait tracer vue la route en faux plat descendant mais à chaque virage on s’arrête pour admirer le paysage et parfois prendre 1 ou 2 (… ou 10!) photos … On voit des plages qui nous tentent bien pour bivouaquer mais juste inaccessibles. Souvent il n’y a pas de routes du tout et quand il y en a… c’est du 350 m à 0 m en 1 ou 2 km max ! Impossible de remonter :(:(

D’après la carte, la dernière plage avant une séries de falaises serait plus accessible. On se met en route un peu plus activement (il est déjà presque 16h30). Avant de bifurquer dans la bonne direction, un panneau indique une portion de route fermée mais pour un village bien plus loin que celui vers lequel nous nous dirigeons, donc pas de problème. Sauf qu’au bout de 6 km… route fermée ! Et gros travaux. A priori un pont était sur le point de s’effondrer et il a été détruit… Une route est en cours de construction.

Heureusement nous arrivons à passer la zone de travaux. Après réflexion, cela faisait un petit moment qu’on avait vu aucune voiture… Nous avons l’explication ! Le village d’Agkonas où nous allons, se retrouve d’autant plus isolé ! Nous atteignons le village vers 17h. Il y a un simple petit supermarché, nous y faisons le plein d’eau. Le gérant nous informe qu’il est tout à fait possible de bivouaquer. Le bivouac en Grèce c’est simple comme bonjour !

Nous descendons vers la plage : 3 km et nous partons de moins haut que les précédents plages, la pente n’est pas trop raide, nous devrions pouvoir remonter sans trop de problème. Nous longeons la plage sur 500m jusqu’à arriver au spot de rêve … Directement sur la plage et abrité sous une paillote. Nous nous baignons sous des nuages très menaçants ! Le vent souffle fort. 

Un peu de pluie pour l’apéro mais rien de méchant. 

Les enfants profitent de la plage au maximum. Puis histoire et dodo, bercés par le son des vagues. 

Yassas !