Matinée tranquille, avec un réveil à 6h30 de la part des gars … Ca nous laisse le temps de nous préparer sans nous presser. Merci à eux ! Petit dej sur la terrasse. Oranges fraîches, yahourt grec et miel de l’île de Kefalonia (celle sur laquelle nous sommes. Nous avons vu de nombreuses ruches en traversant l’île).
Nous sommes prêts bien à l’heure… sauf que… pneu à plat pour la carriole ! Gros coup de déprime car Florian a changé les deux pneus et les deux chambres à air dernièrement (je ne sais plus si je vous l’ai dit…). Il se lance dans la réparation de la chambre à air. Je pars devant avec les 3 enfants (Abel et Ernest sur leurs vélos et Virgile sur la selle sur mon cadre).
Nous sommes sur le port en 2 minutes. Et je me rends compte que mon pneu arrière est à plat aussi…. Environ 15 minutes après, Florian arrive. Nous montons sur le ferry. Pour mon pneu, ça attendra l’arrivée. C’est un gros ferry. Bien plus gros que ceux pris précédemment pour passer d’une île à l’autre. Mais il est au 3/4 vide ! la traversée est aussi plus longue que celles faites avant. Vers 11h nous arrivons sur les côtes du Péloponnèse, au niveau du port de Kyllini. Il faut s’atteler à la réparation de ma chambre à air… Ce n’est pas une mince affaire car il s’agit de la roue arrière, celle sur lequel est installé le système « follow me ». Il faut le démonter et surtout il faudra le remonter ! Bien bien galère ! Cela nous prend une heure ! Heure au cours de laquelle nous rencontrons des cyclistes canadiens (de Toronto) qui vont prendre le bateau dans le sens inverse à nous. C’est leur premier voyage à vélo en Europe (ils sont retraités) et on leur partage quelques astuces pour trouver les campings etc… Ils nous prennent en photo pour leurs enfants !
Il est donc déjà midi passé quand nous donnons le premier coup de pédale de la journée sur le continent grec !
Heureusement, étape sans aucune difficulté majeure ! Cette partie du Péloponnèse est même bien plate. Cela faisait très longtemps que nous n’avions pas eu une étape comme celle là et cela ne fait pas de mal… Nous roulons sur des chemins de campagne caillouteux, en plein champs. Les paysages rappellent un peu ceux de la campagne albanaise. Changement radical d’ambiance après notre semaine passée sur la côte et les îles ! Nous retrouvons le regard étonné des gens sur notre passage… Et la tranquillité des routes / chemins au milieu des terres agricoles. Beaucoup de champs de pastèques, aubergines, oliviers bien sûr et orangers.
On se prend une belle averse juste avant de s’arrêter pour déjeuner (Le temps est
plus que gris depuis ce matin).
Nous nous arrêtons sur la place d’une petite ville avec aire de jeux, parfait pour pique niquer. Il est déjà assez tard du coup, 13h passés. Mais nous avons déjà fait plus de la moitié de l’étape grâce à ce parcours très plat ! Nous repartons pour le même type de parcours pour les 12 km restants. Nous rejoignons le
camping en même temps que la mer. Camping très sympa sous les oliviers et la mer au bout du chemin. Abel, Ernest et Virgile sont sur la plage en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
lls sont au comble du bonheur car il y a une rivière qui se jette dans la mer (c’est vraiment leur configuration préférée pour pouvoir patauger et construire des trucs en sable dans l’eau … ). Ils recueillent plein de têtards et font une « ferme » de têtards protégée par des murailles de sable (mais avec de l’eau dedans) : grosse activité pour cette fin de journée !
Cela nous laisse peu de temps pour le « douche - dîner - dodo » mais ils ont bien profité de l’après midi et de la plage. Ils s’endorment au son des grenouilles coassant gaiement … Cela explique les milliers de têtards dans la rivière !
Yassas à tous