Nous nous réveillons très tranquillement sur notre spot de bivouac / glamping haha. Nous sommes seuls sur les lieux.
Virgile c’est réveillé à 5h20…. Il faut dire que le soleil se lève tôt et chauffe rapidement. Nous dormons jusque 6h mais après impossible de tenir Virgile en place. De toute façon, mieux vaut partir tôt.
Nous rangeons et petit déjeunons en observant le soleil qui se lève sur le lac. Puis départ à 8h pétante. Encore une longue étape nous attend aujourd’hui et il faut que l’on avance un maximum. Nous ne savons pas où nous dormirons car il n’y a rien sur notre route.
Nous quittons le lac par la même route où nous l’avons trouvé la veille, puis nous empruntons pour 10-15 km une petite route de campagne très sympa, vallonné à travers champs et vignes. La suite du parcours, 30 km, jusque Stip est une grande et longue route très monotone au cours de laquelle nous ne croisons rien ni personne.
Le résultat est que nous pédalons 45 km sans broncher et arrivons à 11h30 à Stip ! Ernest est en tandem avec moi toute la matinée. Il chante, raconte des histoires, pédale un peu. Sur la grande route, nous roulons sur le bas côté. Ernest me sort « ils sont gentils d’avoir fait une piste cyclable ». C’est vrai que la route est particulièrement bien entretenue et qu’il y a un large bas côté (mais qui n’est pas du tout une piste cyclable!) et ensuite : « Et c’est encore plus gentil de ne pas avoir mis de voitures »… Et oui les routes sont bien mieux entretenues que ce qu’on n’a pu voir, même en Italie mais il n’y a personne ! Nous pédalons donc avec entrain tous les 2 ! Une fois à Stip, nous nous arrêtons un peu avant le centre ville, il y a une rivière et ses berges sont sympas avec des grandes étendues d’herbe. Comme il est tôt, Abel, Ernest et Virgile peuvent jouer avant le pique nique.
La ville a l’air sympa et plutôt paisible.
Nous sommes dimanche il y a donc pas mal de familles sur le bord de la rivière.
Nous pique niquons avec les moyens du bord, n’ayant pas eu l’occasion d’acheter des légumes frais aujourd’hui. Pas terrible mais bon… ça nourrit son cycliste ! Nous nous trempons les mains dans l’eau fraîche de la rivière et on observe des grenouilles. Puis c’est reparti pour avancer encore un peu pendant l’après midi. Nous sortons de Spit en longeant la rivière… On a failli ne pas récupérer la route car une tranchée est creusée entre celle-ci et le chemin dont nous venons ! Mais en débranchant la carriole, on s’en sort, puis on enchaîne direct par une route de campagne. Un peu comme ce matin. Itinéraire de l’après midi très très chouette. À travers la campagne, valloné, vue totalement dégagée sur les montagnes qui nous entourent de toutes parts : certaines sèches et rocailleuses, d’autres plus vertes. Au plus proche de nous : des champs de blé, des vignes et quelques vergers. Nous ne croisons pas grand monde si ce n’est des vieux tracteurs et des moissonneuses batteuses. Premier itinéraire où nous croisons de nombreux petits villages. Environ tous les 5 kms. ce sont des villages d’agriculteurs minuscules mais c’est quand même sympa. Dans l’un d’eux nous trouvons un point d’eau et faisons le plein des gourdes.
Dans un autre, un vendeur sur le bord de la route a des tomates et concombres sur son étal (et sinon des oignons et des piments…et c’est tout) : nous faisons le plein. Au moins on aura un peu de frais pour ce soir.
Après 60 km parcourus, nous commençons à nous mettre en mode radar pour le bivouac. Finalement nous trouvons assez rapidement, au km 65 de notre journée, dans un petit village encore : belle étendue d’herbe entre une ferme et une école (abandonnée ? A priori non… pourtant pas mal délabrée). Le village a l’air désert… mais il suffit que nous nous arrêtions pour que des gens apparaissent… Un monsieur nous ouvre sa supérette (parfait pour l’appoint du soir), le fermier nous fait visiter sa ferme, plusieurs personne du village viennent juste nous saluer et repartent… Tout le monde s’est passé le mot et c’est le défilé devant notre spot !! À l’épicerie on peut prendre une bière et j’y vais pour m’asseoir et préparer les devoirs des enfants… Le gérant me propose une salle climatisée (j’étais bien dehors mais je n’ose pas refuser!) et de nouveau le ballet des gens… Ceux qui parlent anglais voire français viennent discuter plus longuement. Il y en a même un qui insiste pour nous offrir une bière.
Nous qui pensions passer la fin de notre journée à glandouiller… On a fait erreur !!
Le fermier, proche de chez qui on a planté la tente, vient vérifier régulièrement qu’on a besoin de rien… trop sympa !
Bref, une gentillesse absolue et un grand intérêt sur notre voyage car tous regardent la carte de notre parcours et commentent !
Nous arrivons tout de même à dîner et coucher les enfants.
Nous devrions être bien au calme cette nuit.
En tout cas nous sommes bien contents de nous êtes arrêtés ici car on se sent vraiment bienvenus et c’est très agréable.
Merci aux villageois de Kuchichino. Et bonne nuit.