Ce matin nous nous réveillons tôt mais pas autant que la veille. L’étape est courte et sans dénivelé. Et le temps est couvert. Il ne fait pas aussi chaud que nous le craignions (pour le moment en tout cas).
Petit dej à l’ombre, rangement de la tente et des affaires : vers 8h30 nous sommes prêts. Nous goûtons la confiture de prunes offerte par le proprio du camping de la veille : un délice !
Et nous discutons un peu avec le proprio du camping que nous quittons, très sympa. Il regarde avec nous l’itinéraire que nous avons prévu car il vient d’Oradea. Il nous informe qu’un tronçon est en travaux mais que nous pouvons l’emprunter.
Nous quittons le camping par le chemin par lequel nous sommes arrivés (chemin sur lequel je suis tombée la veille d’ailleurs en perdant l’équilibre dans les cailloux). Cette fois je pousse mon vélo… puis ça grimpe en douceur jusqu’à retrouver la route principale. Ernest pedale avec nous. Les paysages sont superbes à cette heure du jour. Les versants des collines font penser à des estives avec de nombreux moutons, vaches ou chevaux en liberté. Les maisons, hameaux ou petits villages sont regroupés sur les crêtes et, d’où nous sommes, nous les voyons de part et d’autres. Il y a une certaine effervescence qui règne à cette heure-ci contrairement à la veille, les villageois et fermière se déplacent à pied entre les hameaux avec leurs animaux (vaches, chèvres, oies ….) et les gens nous saluent. Cela donne une ambiance sympa et les enfants ne savent pas où donner de la tête avec les animaux un peu partout sur les routes ! Il faut éviter les oies et les vaches… Ernest ne se démonte pas. Nous descendons tranquillement a travers ce paysage très bucolique. Quelques petites collines à passer parfois mais avec l’élan ça passe tout seul.
Nous traverserons quelques passages forestiers à l’ombre. Le temps est toujours très couvert, il commence même à pleuvoir. Les enfants mettent leurs manteaux de pluie. Nous non. Ça ne pleut pas très fort et que par intermittence, c’est même plutôt rafraîchissant ! Nous qui craignions une journée caniculaire… Nous sommes agréablement surpris par ce temps orageux !
Nous arrivons ensuite à la route en travaux. À part un tronçon de 3 km dans les graviers puis grosses pierres (je dois pousser mon vélo sur une pente un peu raide), le reste de la route a été fraîchement bitumé et il n’y a personne qui y roule pour l’instant donc plutôt très cool pour nous !
Nous arrivons à Oradea vers 11h30. Pas si tôt finalement comparé à ce que nous avons fait la veille avec bien plus de dénivelé. On s’arrête dans un supermarché pour faire nos derniers courses roumaines (deja!).
Une dame donne des gâteaux aux enfants sans même qu’on ne l’aperçoive… ils nous montrent leur butin qui sort de nulle part !
Puis nous nous dirigeons vers le centre de la ville. Le centre piéton est très sympa. L’architecture semble héritée plus du côté hongrois que roumain (maintenant que l’on sait qu’il y a a peine 100 ans c’était encore hongrois…) avec des bâtiments de style autrichien, plutôt que soviétique !
Il y a des cafés super chouette et évidemment nous nous arrêtons pour une pause café qui se transforme en déjeuner sur le pouce. Nous flânons un peu en ville avant de nous diriger vers le camping. Florian trouve du café pour sa cafetière bodum. Ça devrait lui faire jusqu’à la fin du voyage normalement.
Le camping n’est pas loin du centre ville, de l’autre côté de la voie ferrée, en haut du belle pente bien raide pour finir l’étape qui était bien trop facile aujourd’hui ! Depuis notre arrivé dans Oradea le temps a changé et il fait bien chaud. Heureusement que nous ne pédalons pas cet après midi… Et il y a une piscine (une vraie) au camping, avec de l’eau bien fraiche. Nous sommes tout seul en arrivant. Nous profitons tous avec plaisir de la piscine et de l’espace jardin du camping.
La température monte progressivement jusqu’à atteindre son paroxysme à l’heure du dîner… Nous faisons la popote dans l’herbe. Puis on raconte l’histoire allongés dans l’herbe, au plus frais possible… À ce moment là, d’autres campeurs en tente arrivent. Des roumains a priori. C’est vrai que nous sommes vendredi soir. Nous avons tellement croisé personne depuis la Macedoine du Nord que nous en avons perdu les notions de week end etc…
Peu de temps après, deux autres campeuses en tente arrivent. Deux jeunes françaises qui voyagent avec « interrail ».
Et à 21h, encore une famille de roumains en tente s’installent ! Incroyable… Nous qui n’avons croisé aucuns campeurs en tente ou presque… Le terrain est envahi ! Heureusement nous avions rangé un peu notre bazar car on prenait tout l’espace à nous seul…
Les enfants s’endorment dehors ce soir. Il fait trop chaud sinon. Et je pense que je vais en faire de même.
Demain, nous aurons très certainement le temps caniculaire attendu aujourd’hui. Et nous entamons la partie la plus plate du voyage… Près de 300 km sans montagnes ! Une première dans notre voyage… Cela va nous changer autant en paysages qu’en pratique du vélo.
Bisous, pupici tuturor 😘