Il pleut pendant une bonne partie de la
nuit mais au réveil, grâce au vent, la tente est sèche. On se lève tôt (avant 7h) car nous avons le bateau pour Corfu ce matin. Nous rangeons tout assez rapidement et au moment de plier la tente …. Il se remet à pleuvoir !! Heureusement c’est très passager ! Après, le temps restera nuageux mais sans pluie. À 8h15 nous sommes déjà partis. Nous avons gagné du temps car pas de petit dej ce matin. Nous le prendrons au port. Avant 9h nous sommes en terrasse sur le front de mer de Sarande. Nous ne traînons pas trop car le bateau est à 10h et il faut passer la frontière puisque nous quittons l’Albanie pour la Grèce ! Sarande est un tout petit port, il n’y a que des navettes piétonnes (pas de bateaux avec voitures), cela nous va très bien mais ils ne sont pas habituées aux vélos non plus !! La salle d’embarquement n’est vraiment pas adaptée. Nous passons la frontière puis nous attendons car le bateau a plus d’une demi heure de retard. Il y a deux jeunes français à vélo aussi. On discute un peu. Ils n’arrivent pas à croire que l’on a fait la côte albanaise y compris « le dukat » (la montagne a 1100m gravie dimanche…) et pourtant … nous ne mentons pas hahaha ! L’hydrofoil arrive enfin (peut être que, comme moi, vous découvrez un type de bateau qui vous était inconnu… les garçons n’ont que ce mot à la bouche depuis 24h !!)…
L’equipage est d’une humeur exécrable car ils sont en retard et ils sont proches de l’infarctus - et surtout pas loin de nous insulter ! - quand ils voient nos vélos. Ils nous disent « no time no time » comme si nous étions responsables de leur retard … bref. Nous nous entraidons avec les deux autres cyclistes pour embarquer les vélos.
L’hydrofoil, ca va très très vite !!! En 40 minutes et une heure de décalage horaire, nous sommes à Corfu. Il est donc midi passé !
Au moment de descendre, l’équipage qui est toujours très pressé, entreprend de descendre certains de nos vélos… dont celui d’Abel. Ce faisant, ils font tomber son casque à l’eau !!!! Cocasse, le gars encore plus énervé … entrain d’essayer de récupérer le casque avec un manche à balai (véridique!) et c’est pas pour dire mais … il s’y prend comme un manche !! Les deux cyclistes français sont morts de rire et encore plus quand, une fois récupéré, Abel remet son casque, trempé sur sa tête sans hésiter une seconde ! Bref. Désolée mais je crois qu’après notre passage les vélos seront interdits à bord des hydrofoils !
Le passage de la frontière est un peu long mais finalement nous voilà sur les routes grecques ! Ça fait toujours quelque chose de changer de pays … Ici l’alphabet n’est pas le même mais l’atmosphère et l’ambiance se rapproche plus de l’Italie que de l’Albanie … Nous sommes un peu moins dépaysés. Nous arrivons dans le centre de Corfu ! Aïe il y a vraiment du monde ! Mais pour notre première taverne Grecque c’est parfait : on se régale d’aubergines, de fêta, de tomate… le rêve !
Un petit tour dans Corfu avant de reprendre les vélos et de s’éloigner de la ville.
L’île ne regorge pas de campings ! On ne va donc pas très loin… 12 km. Un camping très sympa, hyper vert, en bord de mer. Encore une fois il n’y a pas foule et une seule tente… la nôtre. Baignade pour Abel, Ernest et moi. Puis devoirs et dîner on a fait une belle razzia au super marché pour un dîner concombres, tzatziki et autre délices grecs ! Pas de pâtes ce soir.
Le tonnerre gronde … la pluie attendra que l’on soit couchés pour commencer à tomber. On commence à avoir un beau nombre de nuits pluvieuses à notre actif ! C’est pas trop trop dérangeant mais bon quand même pas idéal pour faire sécher nos affaires et tout … En tout cas on s’en accommode pour l’instant . A priori encore 2-3 jours comme ça (Pluie la nuit, voire peut être en journée).
On a un peu de mal à coucher les enfants à cause du changement d’heure.
Nous avons prévu de traverser l’île et de prendre le bateau tout au sud vers la Grèce continentale dans 2 jours du coup.
Ça y est, l’Albanie est dernière nous. 1 semaine et un jour et pourtant l’arrivée a Durres paraît bien loin !
Nous allons regretter les paysages incroyables et sauvages, les routes partagées avec des modes de transport plus lents et plus incongrus que nous, le dépaysement, les leks, les animaux un peu partout, les « whats your name » sur le bord de la route.
Nous n’allons peut être pas regretter : l’eau non potable (pas d’eau potable en Albanie! Un peu galère pour les cyclistes mais nous avons géré sans acheter de bouteilles d’eau !), les resorts « de luxe » en construction un peu partout qui dénaturent le paysage et laissent interrogateur sur l’avenir lié au tourisme en Albanie….
Nous avons beaucoup aimé cette partie du voyage en tout cas. Et pour la prochaine fois on essaiera de faire plus d’effort sur l’albanais car c’était frustrant de ne pas pouvoir communiquer.
Une nouvelle page de l’aventure s’écrit ! Je n’avais jamais mis les pieds en Grèce avant ce matin… Pas plus que je
n’avais mis les pieds en Albanie avant la semaine dernière !
Alors pour le grec ça va être encore une autre affaire … Abel s’est lancé le challenge (tout seul) d’écrire le nom des villes sur son carnet en grec! Il a déjà commencé …
Bonne nuit !