La journée commence sur une note de nostalgie puisqu’il faut laisser Hadrien repartir vers Copenhague. Nous l’aurions bien embarqué, lui et son vélo de loc, pour quelques jours d’itinérance… Mais un week end au bord de mer c’était déjà top et trop chouette d’avoir pu saisir l’opportunité !! Merci Hadrien pour cette petite parenthèse sédentaire dans notre nomadisme, merci d’avoir retrouvé la polaire de Ernest (qui nous a bien servi aujourd’hui), merci pour les soirées pizzas mémorables (les soirées, et les pizzas!), grazzie fratello mio !
Et évidemment comme je l’avais pressenti, cela n’a pas loupé, au bout d’un km, Virgile enchaîne « où Had’ien? » « où Had’ien? » en boucle …
Et les deux grands de demander pourquoi il ne fait pas le reste du voyage avec nous ? Réponse de Abel :
« Ernest, parce que tu parles trop fort » ;-)
Bref… il nous faut bien plusieurs km vent de face pour se changer les idées !
Nous sommes donc partis pour une étape de reprise en douceur …
Plan :
40 km le long de la côte, fastoche et train pour rejoindre rapidement Pescara (nous voulons y être mardi)
Réalité :
25 km épuisants avec un vent de face à décorner les bœufs, des crochets dans les collines avoisinantes pour éviter la route du bord de mer, des chemins de traverse boueux et inondés à s’enfoncer dans la voie jusqu’au genoux et à devoir rebrousser chemin…
Résultat, après le pique nique à se cailler les miche (il fait vraiiiiiiiiment froid et si même moi je le dis, vous pouvez le croire!), nous décidons de prendre le train plus tôt (quitte à prendre le train de toutes façons…)
Le camping visé est à 2 km de la gare d’arrivée …. Vraiment une petite journée !
Mais.. Nouveau retournement de situation dans le train. Florian discute par message avec Ilaria (une maman italienne et amie de l’école Jean Bouron, et Diderot) qui nous parle d’un ami à elle dans un village juste avant Pescará …Et vous vous en doutez, ce village n’est pas sur la côte ! Nous n’hésitons pas une seconde … C’est parti pour 15 km donc 10 de montée pour rejoindre le dit village et la maison de Roberto!!!
Sachant qu’on part de la gare de Silvi à 17h…. On n’est pas rendu. Et puis bien sûr on a choisi (enfin… j’ai choisi…) les chemins de vtt avec des pentes ultra raides … Allez hop on pousse les vélos 2-3 fois ! Avant de rejoindre la route principale qui monte plus en douceur !! Nous arrivions en haut à Citta sant’Angelo à 19h pétantes ! Et comme d’hab, la montée est récompensée par une vue magnifique sur les montagnes des Abruzzes (les Apenins) avec la lumière de fin de journée en prime …
(ah oui nous avons changé de région nous sommes maintenant en Abruzzes)
Nous avons eu raison de faire cet effort supplémentaire… Une petite descente nous mène chez Roberto, sa femme et ses deux enfants.
Nous plantons la tente dans le jardin entre les oliviers et vue montagne.
Arrivée un peu tardive … pour ce plan de dernière minute !!
Nous sommes super bien reçus avec un dîner pour reprendre de l’énergie.
Roberto parle couramment français et sa femme se débrouille très bien aussi.
Nous passons une soirée très agréable mais ne tardons pas aller nous coucher heureux comme tout de retrouver notre tente.
Merci à nos gentils hôtes d’un soir .
Bacci a tutti