Réveil très frisquet ce matin… Environ 3-4 degrés !! La nuit a vraiment été froide… Pas facile de s’extirper des duvets et de sortir préparer les affaires. Nous ne devons pas traîner ce matin… Rdv chez les parents de Fabio (le chef direct de Florian!!), italien, dont les parents vivent à Foligno, la ville voisine de notre lieu de campement. Et ensuite nous prenons le train pour faire un « saut de puce » et se rapprocher plus rapidement de la côte :

1- une assez grosse chaîne de montagne nous sépare de la côte

2- nous avons prévu de retrouver mon frère sur la côte dès vendredi soir, oui c’est demain… Donc faut pas traîner ! A notre vitesse normale, il faudrait bien compter 5 jours …

Bref ! 8h45 après un pliage de tente plus qu’humide et un petit dej en chaussettes mouillées, nous voilà parti, sous le soleil, mais avec les mains glacées, dans la descente (5 km de descente ça fait froid!)

Nous arrivons dans le centre de Foligno puis chez Enzo et Benedetta vers 9h45. Nous sommes reçu comme des rois par le couple : Gâteau de Pâques, biscuits, jus, café, jambon … Et surtout ils nous racontent plein de choses, on arrive à se comprendre tant bien que mal dans notre Italien très (très) approximatif et on fait un tour dans leur incroyable jardin avec citronnier et oranger en fleurs … Passage trop rapide car à 10h30 nous devons décoller si on veut avoir notre train. Mais moment très agréable. Nous serions rester plus longtemps avec plaisir.

Nous arrivons à la gare juste à temps pour acheter les billets et faire passer 4 vélos et une cariole dans un ascenseur trop petit. 4 allers retour pour descendre et 4 allers retours pour remonter sur le quai.. Faut prévoir de la marge sur le timing quoi …

Le train sera toute une aventure aussi. On n’a pas capté que le compartiment vélo se trouvait tout au bout du train… Et du coup on a tout posé en vrac au bout d’un compartiment. Le contrôleur nous fait descendre à l’arrêt d’après et courir avec nos vélos (Abel et Ernest cours avec leur vélo, moi avec le mien, Florian avec le sien d’une main et Virgile dans l’autre bras) tout le long du train (environ 8 wagons) pour tout remonter dans le wagon dédié !! Il faut ensuite aller chercher la carriole et quelques sacoches laissées derrière nous, cette fois ci par

l’intérieur du train. Bref … Nous avons à peine rassemblé toutes nos affaires que nous arrivons en gare de castelplanio à 12h50, le ventre vide et avec une étape de 30 km devant nous.

C’est une gare de montagne, isolée. On trouve un troquet ouvert en mode bar pmu. Pizza à 1,5€, sandwich à 2€ et match de foot à la télé … on est au paradis.

On se met en selle bien tard pour notre étape de campagne. Nous sommes maintenant dans la région Marche. Nous avons quitté à regret la Ombrie où nous serions bien resté plus mais on ne peut pas tout voir… c’est comme ça.

Les montagnes traversées en train étaient magnifiques ! Cela donne envie de revenir pour de la rando, et Alienor et Ombeline, si vous passez par là vous allez vous éclater !!

La route que l’on suit à travers la campagne de Marche est très sympa, Par contre il fait vraiment très froid. Et nous roulons plus de la moitié du parcours sous la pluie. On se prend des rafales de pluie cinglantes et glacées… J’ai les jambes toutes rouges de froid ! Et Abel me dit « ça me brûle tellement, j’ai froid » (aux mains…) le pauvre …

Cela fait deux jours consécutifs que je pédale toute la journée avec mes chaussures fermées ! Si ça continue je vais être à cours de chaussettes (d’ailleurs cette nuit par soucis d’économie j’ai mis ma polaire au fond de mon duvet pour réchauffer les pieds, assez efficace !) 

Bref on a froid mais les 12 km en pente douce et régulière nous permettent de nous réchauffer sous les manteaux. Sur la fin de l’itinéraire, on aperçoit la mer au loin ! Demain, nous rejoindrons la côte.

Mais pour ce soir, encore une nuit dans les hauteurs dans un superbe spot…. Pour nous tout seul pour ne pas varier. Avec vue sur les collines (on a quitté les montagnes) environnantes.

Nous sommes au sec pour l’installation de la tente et le dîner mais à l’heure où j’écris, à l’abris sous la tente, la pluie tombe à nouveau. 

La nuit s’annonce tout aussi fraîche que la précédente !

Buena notte