Réveil dans notre camping de station balnéaire abandonnée. Ressenti thermique le plus froid depuis le 1er avril… On a les doigts des mains gelés !! Le vent est glacial. Petite surprise réconfortante, le bar de plage du camping sert des cafés (il était fermé la veille) et nous prenons notre petit déjeuner directement sur la plage. Les enfants en profitent jusqu’au dernier instant pour jouer dans le sable entre deux tartines…

Départ un peu plus tardif que prévu.

Ah, et dénouement des réflexions de la veille : nous partons pour Lecce ! Tout au Sud des Pouilles. Nous exploitons à fond la liberté du voyage avec ce changement de plan de dernière minute qui au global ne change pas les timings que nous avions en tête.

Notre journée d’aujourd’hui va être principalement consacrée au train et dans les prochains jours nous remontrons de Lecce à Bari d’où nous prendrons le ferry pour l’Albanie.

Sûrement le dernier trajet en train avant un bon moment. On ne peut pas dire que l’on apprécie particulièrement mais cela nous aura été bien utile en Italie.

En tout cas, nous voilà parti direction de Termoli avec pour objectif le train de 12h34.

Le début du parcours est sur la route principale, pas Le choix. Elle longe la mer et à côté c’est le voie de chemin de fer. Rien d’autre, la côte est vierge.

Au bout de 5-6 km nous bifurquons sur un chemin dit « cyclable » s’enfonçant dans une forêt de pins pour éviter la grande route. En fait c’est un chemin abandonné, envahi par les ronces et les roseaux …. Nous avançons difficilement surtout sur les derniers 500 m. Miracle dans l’affaire, aucun de nos 10 pneus n’a crevé !

Nous rejoignons la fameuse grande route qui longe la mer jusqu’à Termoli. C’est jour férié en Italie : fête nationale ! On croise pas mal de vélos de course sur la route. Dont un peloton de 15 cyclistes environ qui nous hurlent en cœur, depuis l’autre côté de la route, « bravo bravo » (avec un accent italien bien sûr) : ça fait une petite émotion 🥹

L’arrivée sur Termoli est magnifique ! Il y’a beaucoup de promeneurs sur le front de mer (cela change des jours précédents où nous n’avons croisé personne) et un rassemblement de cavaliers sur la plage. Nous supposons que c’est en raison de la fête nationale.

Nous prenons la direction de la gare via une pente très raide. Sur place on se rend compte que le train de 12h34 est un tgv, interdit au vélo. Le suivant (12h54) est un intercity ; c’est bon pour nous mais il n’y a plus assez d’emplacements vélos… On négocie au guichet et ça passe. 2ème coup de chance : le train est sur le quai côté principal. Nous n’avons pas à passer tous les vélos de l’autre côté ! (Les fois précédentes, nous avons porté les vélos dans les escaliers à chaque fois… il faut compter 1/2h pour les 4 vélos + sacoches + carriole)

Le train arrive avec un peu de retard et les contrôleurs ne sont pas très contents car effectivement l’espace vélo est plein (jour fériéééé). Du coup il y a de la place pour nos deux vélos mais pas ceux des enfants. On les cale subtilement entre d’autres vélos et le tour est joué ! On sympathise grandement avec une cycliste italienne (Kati) qui nous a bien aidé à monter toute notre barda dans le train. Elle est très gentille et très enthousiaste sur notre voyage.

Un long trajet nous attend puisqu’il faudra 4 heures pour rallier Lecce. Au programme : pique nique, devoirs, lecture, sieste. Arrivée à Lecce à 17h ! 3eme coup de chance: sur le quai d’en face il y a deux dames qui assistent une personne en fauteuil roulant à sortir d’un train. Voyant tout notre attirail, et les enfants qui poussent leur vélos, elles

nous emmènent tout au bout du quai où nous pouvons traverser les rails avec elles !!! Pas d’escaliers à prendre et surtout nous traversons les rails devant les trains et devant le regard impressionnés des voyageurs ! Ernest est tout gêné. Ça nous fait de nouveau gagner 1/2h!! Nous prenons la direction de l’agricampeggio que nous avons repéré. Seul endroit où il semble possible de camper dans le coin. Ils n’ont pas répondu au téléphone mais nous verrons bien. C’est une ferme laitière donc pas de raison de ne trouver personne en arrivant …

C’est tout proche de la gare (4 km) ce qui tombe bien vu notre arrivée tardive.

En arrivant sur les lieux, nous comprenons le manque de réponse !! Le parking est rempli de voitures … Nous pensons à un mariage.. Mais en fait c’est une sorte de fête de village pour le jour national ! Musique à fond, bar et stand de crêpes…

Pas de problème pour nous accueillir car les gens sont des habitants du coin et la fête termine à 19h.

On profite du bar et de la musique italienne !

Nous plantons notre tente parmi les pins et achetons un fromage de la production de la ferme.

Il est déjà l’heure de dîner. Je leur lis l’histoire du soir dans les hamacs. Puis dodo après une journée pas très fatigante. Nous n’avons même pas transpiré ! Nous prévoyons de mettre 4 jours pour remonter sur Bari.

Nous passons notre première nuit dans Les Pouilles ce soir.

Bacci a tutti