Je pensais m’endormir tôt hier soir, c’était sans compter sur l’orage très violent qui a grondé pendant plus d’une heure, et la pluie qui est tombée quasiment toute la nuit. Parfois à grosses gouttes. Les éclairs étaient vraiment impressionnants ! Du coup je me suis endormie tardivement et réveillée tôt. Toujours sous la pluie qui s’est calmée vers 7h. La tente, les vélos, les sacoches étaient envahis par des centaines de petits escargots ! Après l’invasion aux limaces l’an dernier en Irlande, c’est cette fois ci les escargots … Un peu moins dégoûtants que les limaces cela dit.
Nous plions, totalement trempé. Nous avons du mal à stocker les affaires sèches car le sol est détrempé. Pendant que nous galèrons, les enfants sont entrain de se jeter (en maillot de bain) dans les flaques qui se sont formées un peu partout … Grosse rigolade mais il faut les laver intégralement avant de partir !!
Nous voilà quand même en route, le chemin tout caillouteux et poussiéreux de la veille s’est transformé en champ de boue et de flaques . Ernest, qui voulait vaillamment commencer la journée sur son vélo, s’explose littéralement dans la
boue après le deuxième coup de pédale ! Cata! Il termine les 5 km de flaques dans la carriole.
Nous arrivons à la première petite ville. Ravito + 2ème petit dej (le premier ayant été pris debout, à la va vite).
Ici une maison sur deux est occupée au rez de chaussée par un commerce : resto, café, bar, épicerie, supérette, matériaux de construction… Tout et n’importe quoi tant que c’est un commerce ! Et ce, en ville comme en pleine campagne.
Notre étape de 50 km nous mène dans les terres entre campagne et petites villes. Nous croisons de tout : des voitures, des camions, des personnes à vélo (souvent des personnes âgées) transportant des engins ou des bidons, des charrettes tirées par un âne ou un cheval, des demi-moto avec plateforme sur 2 roues à l’avant pour transporter des trucs, des poules, des moutons, des chèvres, des dindes et même un serpent qui traverse la route sous nos roues !
L’avantage, c’est que nous ne nous sentons pas dérangeants sur les routes même passantes ! Et on voit que les automobilistes sont habitués à combiner avec pas mal d’aléas sur les bas côtés. C’est plutôt agréable du coup.
Clairement nous éveillons la curiosité des albanais … Beaucoup nous alpaguent sur la route pour essayer de nous parler. Mais malheureusement cela s’arrête vite. Nous avons eu une vingtaine de « what’s your name? » et la conversation s'arrête là.
Au moment du pique nique, nous avons trouver un bout de campagne sympa où nous poser, un jeune albanais nous observe, puis nous demande « what’s your name », un de ses copains rapplique, même question, puis un 3ème, pareil. Finalement ils nous regardent en disant quelques mots en anglais / albanais.. Jusqu’à ce que nous levions le camp !
L’après midi est un peu plus pénible, la route est sympa mais nous avons un sacré vent de face !!
Nous arrivons dans une réserve naturelle : forêt de pins en bord de mer et lagune. Très beau et très sauvage. Le « camping » que nous avons repéré est en fait un bout d’herbe genre terrain vague derrière un resto. Ça nous va très bien. Le proprio nous cuisine du poisson grillé à tomber par terre !
Avant le dîner, nous faisons une virée à la plage qui est assez loin car il faut traverser un bras de mer via un ponton très long. Il n’y a personne. On entend et voit plein d’oiseaux. Abel et Ernest se baignent. Moi aussi. Virgile court au bord de l’eau.
Le soir nous ne tardons pas en entrer dans la tente car les moustiques nous attaquent ! De la pluie est encore prévue pour cette nuit.
puthje te gjitheve (je progresse très vite en Albanais 😬)