On décale les réveils d’une demi heure ce matin… Réveil à 6h30, Athènes est encore loin et on ne voudrait pas arriver à l’heure de pointe 😅 !
Magnifique moment pour se réveiller sur notre plage abandonnée avec le soleil qui perce ses premiers rayons. On quitte notre chouette emplacement et les caravanes loufoques du camping et nous prenons la route d’Athènes. Le parcours sera plein de surprises ; je me préparais à enchaîner zone industrielle et zone urbanisée mais c’est tout le contraire qui nous attend ! La route que nous empruntons au départ du camping a été doublée par l’autoroute, qui passe bien en hauteur donc on ne la voit pas. On longe la côté à flan de montagne et en bordure de mer. L’ancienne voix ferrée longe aussi la côte. On se dit qu’ils pourraient en faire une super piste cyclable… En attendant elle est assez impressionnante, posée sur les rochers avec la mer juste en dessous. Les paysages sont incroyables : des falaises tombants dans l’eau et parfois quelques criques sauvages. Nous ne croisons pas âme qui vive, il n’y a aucune habitation et très peu de circulation. Nous parcourons ainsi plus de 20 km. On est ravis de ne pas plonger brutalement dans la vie urbaine que nous avons quittée il y a deux mois.
Sur la fin de cette première partie, nous longeons une base militaire et nous voyons un avion parachuter successivement 6 fois 10 parachutistes (au moins). La zone est encore plus désertique avec de ci de là quelques maisons. Nous arrivons finalement sur un quai avec un bateau qui nous fait traverser en moins de 5 min et accoster en face sur l’île de Salamina. Cette île fait la jonction entre le côte du Péloponnèse et la le port d’Athènes (le Pirée) sans avoir à faire un assez long détour par la route. Nous arrivons sur la partie Ouest de l’île, à un endroit où il n’y a absolument rien à part une
route. Le bateau nous débarque là. Nous devons traverser l’île afin de rejoindre la côte Est et la ville de Paloukia d’où partent les bateaux pour Le Pirée. L’île fait 95 km2 mais est assez étroite en son centre. Nous n’aurons qu’une quinzaine de kms à parcourir sur l’île.
Idem, je m’attendais à une île très fréquentée et très urbanisée. Le côté où nous débarquons est totalement désert. Comme je l’ai dit, il n’y a rien ! Moi qui pensait que nous nous arrêterions pour un café, c’est loupé. On croise des petites plages paradisiaques… L’eau est magnifique ! C’est difficile de croire qu’à un jet de pierre nous serons à Athènes. Car c’est bien notre dernière étape avant de mettre un pied (une roue…) dans le port d'Athènes. Personnellement je suis bluffée par la beauté de l’île et le fait qu’elle soit autant préservée.
Apres 5 km, nous atteignons finalement un petit village où il est possible de prendre un café, les pieds dans l’eau ! On se pose un bon moment. Il est 11h, 30 km, un ferry-bac et aucune pause depuis le départ du camping.
Nous terminons la traversée de l’île, petite ascension pour passer du côté Est. Ce côté là est effectivement bien plus urbanisé et nous commençons à apercevoir au loin la baie d’Athènes bien plus industrielle. Nous sommes contents de nous être attardés du côté sauvage.
L’arrivée sur le port de Paloukia est impressionnante, plus d’une quinzaine de ferrys, les uns à côté des autres. Il
y a des départs toutes les 15 min. Sauf qu’ils sont tous à destinations de Perama, le port industriel en face, à 10-15 km du Pirée via une route qui promet de ne pas être très sympa. Nous voudrions aller directement au Pirée. On finit par trouver. Il s’agit d’un tout petit bateau, départ toutes les heures cette fois, et sans voitures à bord. Pour les vélos, ça sera ok, mais ça passe difficilement (quand meme beaucoup mieux que dans l’hydrofoil pour aller à Corfu !). Et là c’est 40 minutes de bateau (contre 15 minutes via le ferry pour Perama) ; il est 13h, l’heure du pique nique !
A 13h45, nous accostons dans le port du Pirée. C’est partie pour la jungle urbaine… II faut que je gère le parcours, pas évident pour que ce soit sympa, pas trop passant (il y a Abel quand même !) et nous mener à bon port … Tout ça dans une ville inconnue avec des noms de rue dans un alphabet que je ne maîtrise pas hahaha. Finalement à part un gros échangeur d’autoroute que nous passons assez facilement, tout se passe sans encombre et on suit une piste cyclable qui traverse la ville pendant 3-4 bons kms. On arrive dans notre quartier puis à l’appart que nous avons loué. Dernière épreuve : monter les vélos au 6ème étage ! Celui de Florian et le mien ne passent pas dans l’ascenseur…
16h, nous voilà installés !
On part déambuler dans le quartier. Ça fait bizarre de marcher le nez au vent… On a un peu perdu notre identité sans nos vélos et notre barda ! C’est fou d’être dans une grande ville après tant de temps dans la nature et petites agglomérations. On a perdu nos repères. Tous les cafés et restos nous font envie ! Je fais une razzia gargantuesque au supermarché (et oui, on a frigo et nous ne sommes pas limités par le poids dans les sacoches pendant les prochaines 48h!!!)
On ne réussit pas à avoir un créneau pour faire couper les cheveux des 3 gars mais a priori ça devrait être bon pour demain aprem. On rentre dîner à l’appart ! On se couche bien plus tard qu’au camping … Et la fatigue se fait sentir après cette journée aux milles facettes.