Nous avons décidé de tracer jusqu’à Tanger dès aujourd’hui. Ce sera donc notre dernière étape des vacances !! (Dernière à vélo en tout cas …). Il ne devrait pas pleuvoir et nous aurons une journée pour nous reposer (c’est nécessaire !!!) et visiter Tanger.
Mais du coup comme nous avons la journée de demain en rab nous ne sommes pas pressés et nous nous disons que nous pouvons arriver tardivement sur Tanger.
Donc nous ne nous pressons pas ce matin! En fait on s’est mis au rythme marocain... Enfin il me faudrait encore travailler un peu sur moi même. Je suis quand même levée à 7h30, on ne sait jamais haha.
Florian s’autorise une grasse mat (après plusieurs nuits d’affilées mouvementées).
Je m’occupe du petit dej des gars. Des crêpes 1000 trous bien sûr ! Et on a acheté du miel et de la pâte à tartiner hier. Ensuite on range tranquillement, les enfants jouent et on fait un peu les devoirs.
Finalement nous sommes prêts à 10h. Pas si tard. En tout cas, avant les marocains! Car à cette heure ci ce n’est clairement pas la même animation que la veille dans Asilah. C’est le calme plat. Tout est fermé et les rues sont désertes. Nous remercions la personne qui nous a loué l’appart. Une marocaine très gentille qui nous donne quelques conseils pour Tanger. Puis nous sortons de la ville. En trois coups de pédale nous sommes déjà sur la route côtière. Une belle avenue façon station balnéaire avec des palmiers et tout mais sans habitation et sans aménagement sur la plage. Celle ci est déserte et pas vraiment entretenue. Et tout au bout, la gare d’Asilah! Tiens, cela nous aurait bien plus de rester le train au Maroc.
Finalement je ne suis pas retournée à l’épicerie malgré les produits alléchants qu’il y avait dans les “rayons” et nous sommes sortis tellement vite de la ville que nous n’avons pas croisé de commerce. Il nous faudrait de l’eau et de quoi pique niquer.
Pour l’instant nous longeons la côte déserte. Il y a des énormes vagues et c’est très différent de la côte Méditerranée que nous avons longée la semaine passée. Grand plage, plat et vent.
On arrive à s’approvisionner 10 km après Asilah dans une petite boutique de bord de route. Et nous continuons entre océan d’un côté et voie ferrée de l’autre. Et nous avons même la chance de voir passer un train!
Les paysages ont pas mal changé ces deux derniers jours : la proximité de l’océan et un peu plus urbain. Mais il y a toujours des vaches, et des troupeaux de moutons qui transitent dans les champs et sur le bord de la route. Et aujourd’hui nous voyons même plusieurs fois des dromadaires !
Nous roulons assez vite aujourd’hui, c’est plutôt plat et roulant. Jusqu’à ce qu’un excès de confiance amène Florian à rentrer dans le vélo d’Ernest. Petit chute sur le bas côté, dans la boue. Rien de grave heureusement à part quelques égratignures et pas mal de frustration pour Ernest. Un jeune est passé à ce moment là (on le l’avait même pas vu) et il revient quelques minutes après avec un sac plein d’affaires pour soigner (compresses et compagnie) pas du tout nécessaire mais trop gentil de sa part! Nous repartons avec quelques raleries d’Ernest en prime.
Nous continuons de rouler à bon rythme et à 13h nous avons déjà fait 35 km. Nous avons bifurqué pour ne pas entrer dans Tanger par l’axe principal et avons donc prolongé le parcours en bord de mer. Tout à coup au milieu de rien, se succèdent sur le front de mer 4 aires de jeux flambant neuves et identiques… Toutes à 5 m de et les unes des autres. Et rien d’autre. La route à droite, la plage déserte et non aménagée à gauche… ce sont les premières aires de jeux qu’on croise au Maroc. Ce sera parfait pour la pause pique nique ! Nous réitérons la recette à succès d’hier avec les avocats et citrons qui nous reste. Toujours aussi bon même si le pain pita n’est pas aussi frais que la veille. Nous restons là un bon moment : les enfants s’amusent, la vue sur la mer est belle, il fait frais mais pas trop… bref le top !
Ah et nous en profitons pour rechercher un logement. Nous avons envie de profiter de la ville et d’être proche du port car nous devrons y être tôt vendredi matin. Or le camping est plutôt excentré.
Une fois cela fait, nous repartons. Cette fois sans arrêt jusque Tanger!
La route que l’on a choisie permet de retarder l’entrée dans Tanger. Mais une fois que nous y sommes, cela se fait bien. Nous pédalons sous quelques gouttes de pluie, des nuages bien gris et un vent frais. La circulation n’est pas si dense que ça. Deux fois 3 voies en pleine ville. Ça nous fait penser à Madrid ! On maîtrise !!!
Par conte c’est la foire d’empoigne au niveau des ronds points et intersections.
Faut s’imposer même si on pèse 100 fois moins que les véhicules qui nous font face. Mais on est plutôt à l’aise. Et les 10 km très urbains se passent très bien. Ernest se débrouille comme un chef, ne se laisse pas faire tout en maîtrisant les dangers.
Ça reste plus fatigant que d’habitude car il faut être concentré et ne jamais relâcher l’attention. La ville grouille de toute part. Un tout autre Maroc après nos 10 jours d’arrière pays.
Nous arrivons finalement dans notre rue. Nous rangeons les vélos pour les prochaines 32h et nous nous installons dans l’appart (super grand !!).
Nous ressortons à pied pour aller boire un verre et célébrer notre arrivée et fin de cette petite boucle marocaine. Nous nous arrêtons dans un bar au pied de la médina. Et nous trinquons avec notre première bière !! J’ai pris une flag pour me rappeler la bière ivoirienne mais finalement ce n’est pas la même que celle que l’on trouve à Abidjan. En tout cas elle a la saveur de l’accomplissement et elle récompense nos efforts !
Nous traversons rapidement la médina , nous nous y attarderons demain car pour il est déjà tard et nous n’avons pas dîné.
J’ai repéré un resto de poisson près de chez nous. Sans le savoir il s’agit d’une toute petite adresse traditionnelle avec menu unique (ça nous va bien) et gargantuesque (ça nous va bien aussi): soupe de poisson, puis plat de poisson façon tajine, puis énormes poissons grillés (sole, saint pierre) et dessert !!! Tout est absolument délicieux. Il n’y a pas d’assiettes on mange tous à même le plat unique pour nous 5. Les enfants font un festin aussi.
Nous rentrons repus sous la pluie qui tombe depuis que nous sommes arrivés.
Il est super tard mais demain aucun impératif !! Les vacances pour de bon hehe. Nous nous couchons rapidement (les enfants en tout cas).
Perso je suis épuisée. Mais c’est plus l’effet de l’arrivée plus qu’autre chose.
Abel me fait vous dire qu’Abel TV a un empêchement et vous prie de l’excuser pour la gène occasionnée ;-)
Et comme je sais que vous avez suivi et que vous êtes tenus en haleine, demain matin rdv à 10h avec la sœur du réceptionniste de l’hôtel de Tetouan pour récupérer le livre oublié !!! Une vraie épopée !